Un rapport officiel remis à l’Assemblée nationale dans le cadre du Projet de loi de finances 2018 (PLF) tend à battre en brèche l’idée reçue selon laquelle les immenses profits générés par les amendes des radars servent au désendettement de l’Etat. Selon ce document de 46 pages – le premier du genre -, seulement « 8,2% » du montant total des prunes – soit tout de même 75 millions d’euros – auraient été utilisés à cette fin.

  • MNC du 3 août 2017 : Les dix radars fixes qui ont le plus flashé en France en 2016
  • MNC du 27 avril 2017 : Le gouvernement veut interdire la possibilité de signaler les contrôles radars
  • MNC du 7 juillet 2015 : La Sécurité routière assure que les radars sont placés sur des routes dangereuses…

La lutte contre « l’insécurité routière » en aurait de son côté absorbé « 91,8%« , soit 845,2 millions d’euros, assure ce rapport commandité et réalisé… par l’Etat lui-même, dont le ministère de l’intérieur est chargé des questions de sécurité routière ! Sur ce total, pas moins de « 351,5 millions d’euros » auraient été utilisés pour « améliorer le réseau routier et sa sécurité« . Une bonne chose, donc. 

En revanche, comment ne pas tiquer devant le constat que « 239 millions d’euros » servent à « déployer et maintenir les systèmes automatiques de contrôle et de sanction » ?! Autrement dit, près du tiers des recettes des radars sert essentiellement à en installer de nouveaux et à entretenir les anciens ! A ce compte là, on aurait finalement préféré que cette manne rebouche bel et bien les trous dans le bugdet du gouvernement…

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